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Les personnages célèbres

Saint Gratien n'est qu'un petit village de la basse vallée de Montmorency jusqu'à l'arrivée de l'illustre Maréchal de Catinat qui se distingue dans les armées de Louis XIV.

Catinat est célèbre pour ses glorieuses victoires de Staffarde (1690) et de la Marsaille (1693). A Saint Gratien, son domaine s'étend sur plus de 274 hectares, des collines d'Argenteuil et d'Orgemont aux rives du lac qu'il englobe tout ou partie. En 1701, las des intrigues de la Cour, il se retire dans son château où il partage sa vie entre gestion de son domaine et accueil d'amis distingués tels que Vauban, Mme de Sévigné, la Rochefoucauld...

Au XIXème siècle, Saint Gratien est un des sites privilégiés de villégiature des Parisiens qui y font construire leurs résidences secondaires et viennent y goûter les joies de la campagne à quelques kilomètres de Paris.

Au nombre de ses personnalités parisiennes, Saint Gratien a accueilli :

  • le comte de Luçay (1754-1836), Jean Baptiste Charles Legendre, administrateur général des Postes (1776), Préfet du Cher (1800), Préfet du Palais du Gouvernement (Palais des Tuileries) (1802-1815) et Premier Préfet du Palais Impérial,
  • le marquis Astolphe de Custine (1790-1857), écrivain, voyageur, diplomate qui possédait un château proche du lac,
  • la princesse Mathilde Bonaparte (1820-1904), nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III, femme de lettres et de caractère, mécène et bienfaitrice de Saint Gratien, à qui nous devons la reconstruction de l'église, la première école publique, l'éclairage public...

Vinrent également à Saint Gratien de nombreux artistes, familiers et protégés de la princesse Mathilde, tels que les frères Goncourt, George Sand, Flaubert, Balzac...

Ouvrages sur l'histoire de Saint Gratien :

  • Catinat Maréchal de France, Seigneur de Saint Gratien, par l'association Saint-Gratien d'hier et d'aujourd'hui, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 1988, 54 pages illustrées.
  • Saint Gratien autrefois, par l'association Saint-Gratien d'hier et d'aujourd'hui, Centre culturel du Forum, 2005, 191 pages illustrées.

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Le marquis Astolphe de Custine (1790-1857)


Astolphe de  CustineIssu d'une riche famille aristocratique, Astolphe Louis Léonor de Custine est né en pleine Révolution française, le 18 mars 1790, au château familial de Niderviller (Meurthe).
C'est en 1832 qu'Astolphe de Custine s'établit à Saint Gratien après avoir acquis le château du Belvédère construit en 1806 sur 9 hectares de l'ancien parc du Maréchal de Catinat démantelé à la Révolution française. L'origine de la propriété est inconnue et il n'en subsiste plus trace de nos jours. Elle se situait entre les rues actuelles du Général Leclerc et Pierre Hémonnot, s'étendait jusqu'au bord du lac d'Enghien et se poursuivait jusqu'à Epinay-sur-Seine.

Entre 1832 et 1857, sa réputation de mécène fait défiler chez lui le Tout-Paris artistique : peintres, musiciens et surtout écrivains tels Stendhal, Balzac, Sand, Hugo, Chopin, Delacroix, Musset, Lamartine, Barbey d'Aurevilly.

Conseiller municipal de mai 1848 à juillet 1855, Astolphe de Custine décède à Saint Gratien le 25 septembre 1857.

De nos jours, plus aucun vestige de la propriété n'est visible.

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Le comte de Luçay, Jean Baptiste Charles Legendre (1754-1836)

Issu d'une famille d'ancienne noblesse du Gâtinais, Jean Baptiste Charles Legendre de Luçay est né à Paris le 4 janvier 1754.

Le 24 avril 1786, il épouse Jeanne Charlotte Papillon d'Auteroche, dame d'honneur du Palais et dame d'atours des impératrices Joséphine et de Marie-Louise, avec qui il aura deux enfants.

Jean Baptiste Charles Legendre exercera les fonctions d'administrateur général des Postes (1776), de Préfet du Cher (1800), de Préfet du Palais du Gouvernement (Palais des Tuileries) (1802-1815) et de Premier Préfet du Palais Impérial.

Il sera par ailleurs membre du Collège électoral et Conseiller général du Cher, de la Légion d'Honneur dès la création de l'Ordre en 1802. Enfin, il est fait comte de l'Empire par lettre patente le 14 janvier 1810.

Outre l'hôtel de la comtesse et l'hôtel particulier de la famille, le couple possède deux autres châteaux à Saint Gratien, dont M. de Luçay sera maire de 1808 à 1815.

C'est en 1806 que le comte et la comtesse acquierent le château du Maréchal Nicolas de Catinat. Ils font également ériger un « château Neuf », pour agréer, si l'on en croit la tradition, à l'Impératrice Marie-Louise qui trouvait la vue du château de Saint-Leu-la-Forêt un peu morne.

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Nicolas de Catinat, Maréchal de France (1637-1712)

ouvrages_sur_l_histoire_de_SGCatinat_moyenneFils de Nicolas II de Catinat et de Catherine Poisle (ou Poille), il naît à Paris le 1er septembre 1637.

Il débute d'abord sa carrière en tant qu'avocat. À 23 ans, il quitte le barreau pour embrasser une carrière dans l'armée. Il participe aux grandes campagnes militaires de Louis XIV où il se distingue très vite.

Le 27 mars 1693, en récompense de ses nombreuses victoires, Louis XIV élève Nicolas de Catinat à la plus haute distinction militaire, le maréchalat. Catinat justifie encore cet avènement en remportant le 4 octobre 1693 la bataille de La Marsaille.

A l'âge de 65 ans, après avoir connu quelques revers, il demande à se retirer en son château de Saint Gratien.

Il mène la vie modeste d'un parfait gentilhomme campagnard. Son domaine s'étend des berges de l'actuel lac d'Enghien jusqu'aux collines d'Orgemont (dont il possède le moulin) en passant par les Cressonnières.

Cette retraite n'est cependant pas une disgrâce. Il est régulièrement consulté sur d'importantes questions de guerre. De même, il n'est pas complètement coupé du monde : de nombreux personnages illustres comme Mme de Coulanges ou le duc de la Rochefoucauld... lui rendent visite.

Émule de Saint-Louis, c'est sous un grand marronnier planté dans la cour de son château que Nicolas de Catinat réunit les villageois pour dispenser ses conseils, trancher les différends et organiser les fêtes du village.

Les armes du Maréchal "D'argent, à la croix de gueules, chargée de neuf coquilles d'or" ont été adoptées par la Municipalité en juillet 1944. En adoptant ces armoiries, la Municipalité rend un hommage posthume à ce glorieux seigneur de Saint Gratien.

Ouvrages sur le Maréchal de Catinat :

  • Catinat Maréchal de France, Seigneur de Saint Gratien, par l'association Saint Gratien d'hier et d'aujourd'hui, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 1988, 54 pages illustrées.

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La princesse Mathilde Bonaparte (1820-1904)

La princesse  Mathilde  BonaparteNée le 27 mai 1820, la princesse Mathilde Bonaparte est la nièce de Napoléon 1er et cousine de Napoléon III.

Dès 1851, elle loue le château Catinat au marquis de Custine. Elle s'y repose de la vie trépidante de Paris.
En 1853, elle s'installe durablement à Saint Gratien en achetant le château Neuf construit par le comte de Luçay.
En 1856, elle acquiert aussi le château Catinat et en fait une maison d'hôtes pour y recevoir ses amis les plus intimes.

A Paris, la princesse Mathilde tient salon : Saint Gratien reçoit alors d'illustres résidents comme Alexandre Dumas, les frères Edmond et Jules Goncourt, Théophile Gautier...

Jusqu'à la fin de sa vie, la princesse se partage entre son appartement parisien et sa villégiature de Saint Gratien.

Outre la renommée certaine qu'apporte sa présence et son salon, la princesse a énormément contribué au développement de Saint Gratien. Ainsi son dynamisme et sa générosité ont permis notamment l'arrivée de l'éclairage public, la construction d'une nouvelle église, la première mairie-école.

En juillet 1903, la princesse Mathilde fait une chute dans son château de Saint Gratien qui a pour conséquence une fracture du col du fémur. Malgré des soins, elle succombe à cette blessure le 2 janvier 1904 en son hôtel de la rue de Berri.

Ayant exprimé le souhait de reposer à Saint Gratien, elle est inhumée le 18 janvier 1904 dans la chapelle de la Vierge en présence de l'Impératrice Eugénie.

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